La semaine dernière, nous avons annoncé les vainqueurs et les mentions honorables de notre Concours de talent 2021. Aujourd’hui, nous allons récompenser dix-sept mentions honorables supplémentaires !

Nous souhaitons remercier à nouveau tous les participants pour leurs incroyables créations ! Cette compétition a encore plus mis en relief à quel point notre communauté est composée d’individus aussi créatifs que talentueux. Bravo encore à tous les gagnants ! Nous allons bientôt prendre contact avec toutes les mentions honorables de cette annonce pour leur remettre leurs prix.

Mentions honorables

  • Un Effet de casque au choix (à choisir dans la liste ci-dessous)

Liste des microtransactions à gagner


Jun et Zana (Fanfiction), par FrostLegion


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Par un après-midi froid et nuageux, Jun était en proie à un dilemme.

L'humidité imprégnait ses robes tandis que ses yeux analysaient le paysage limité du repaire, encore et encore. Presque trois lunes s'étaient écoulées depuis qu'elle avait titubé hors de ce sous-sol, sa dague souillée de la malveillance poisseuse de Catarina. Même dans ses rêves les plus fous, Jun n'aurait jamais pu imaginer qu'il y aurait quelque chose pour elle après le Syndicat. Et maintenant que le rêve était devenu réalité, elle n'osait aller de l'avant.

Pour la première fois depuis bien longtemps, Jun avait peur.

La source de cette peur était une figure solitaire, assise dans un recoin du repaire, les bras ballants et les yeux perdus dans un souvenir bien plus lointain que tous les mondes extraordinaires qu'elle avait conjuré. Jun n'avait pas à chercher longtemps pour déceler les stigmates de la douleur et du deuil dans les traits de Zana. Cela faisait à peine une semaine que la tempête de cauchemars avait ravagé Oriath et que Sirus avait tenté de déchirer la trame même de ce monde en fragments. Après que la tempête se soit apaisée et que Sirus ne fut plus qu'un cadavre empalé sur la grand-place, le visage de Zana n'était plus qu'un mur parfait d'albâtre, son esprit bouleversé et distant. Et il n'avait pas changé depuis.

Au début, Jun avait pensé que la laisser tranquille était une bonne chose. Quiconque avait subi un évènement aussi extrême avait besoin de temps pour s'en remettre. Mais bientôt, il devint clair que Zana était de plus en plus en proie à l'égarement. Elle partait au petit matin, passait la journée à errer à travers les bois par-delà le repaire, et ne revenait que tard le soir, couverte d'écorchures.

Jun l'observa à nouveau. Elle décela deux petites coupures juste en dessous de l'oreille droite de Zana, qui avaient l'air d'être fraîches. Tout son être la poussait à aller jusqu'à elle et à l'extirper de l'insidieuse spirale qui drainait son esprit.

Mais Jun semblait incapable d'agir. Son instinct de combat, si décisif, forgé dans la chaleur d'un millier de confrontations, lui faisait défaut. Au lieu de cela, ses pieds étaient paralysés par l'hésitation. Vas-y, bon sang ! Elle est à portée de main.

Soudain, avant même de réaliser qu'elle était en train de bouger, Jun s'élança vers Zana. Ses foulées manquant de peu de devenir un sprint. En un instant, elle se retrouva à surplomber le visage soucieux de Zana. Qui se leva précipitamment au bruit de la ruée de Jun, époussetant sa robe.

« Jun ! Désolée, je pensais à autre chose, est-ce que je peux vous aider- »

Jun se jeta sur Zana jusqu'à n'être qu'à quelques pouces d'elle, et se contorsionna à la dernière seconde afin de déposer un tendre baiser dans son cou.

« Tu n'es pas seule. »

Jun se raidit. Son impulsivité l'avait menée jusque-là, mais à présent, les évènements qui venaient d'avoir lieu commençaient à rattraper son esprit pensif et consciencieux, et il n'y avait rien de plus à ajouter. Une éternité insoutenable s'étira entre elles et Jun prit de plus en plus conscience de sa proximité avec Zana. Zana, dont les vêtements dégageaient une odeur terreuse, dont les boucles incandescentes caressaient ses propres mèches d'un noir de jais. Ses joues étaient soudainement devenues moites.

Avec difficulté, Jun tourna sa tête de manière à voir le visage de Zana, et découvrit ce dernier imprégné de larmes. Pour la deuxième fois de la journée, son instinct prit le dessus, et Jun tendit les bras vers elle. Zana trembla en sentant les bras de Jun l'envelopper, et se laissa fondre dans l'étreinte.

~~~~~ ~~~~~

« Bon, comme c'est pas votre première fois sur mon bateau, j'm'attends à quatre jambes de plus qui cavalent et quatre bras de plus quand c’est le moment de faire oh hisse, c'est clair ? »

Zana se tourna vers elle avec un petit rire.

« Merci encore de nous transporter, Capitaine Roth. Il va sans dire que l'on vous aidera de notre mieux. »

Jun demeura silencieuse devant la splendeur ambrée du coucher de soleil. La voix euphonique de Zana, accompagnée d'une douce caresse de sa main, avait submergé ses sens. Jun bougea afin de pouvoir passer sa main autour de la taille de Zana, avant de l'attirer contre elle.

« Lorsque tout ceci sera terminé, que dirais-tu de me faire découvrir quelques-uns des mondes que tu as vu grâce au dispositif ? » Jun avait murmuré, ses yeux dévisageant rapidement le visage de Zana en quête de réponse.

Quelque chose de mélancolique passa soudainement sur le visage de Zana, avant de s'évaporer tout aussi vite.

« Non. Mais je peux te faire découvrir celui-là. »

”You do your job, I’ll do mine!” (« Fait ton boulot, je ferai le mien ! »), par HoldimProvae




La Chute d’Oriath, par Hurakion




La Sorcière, version pixel animée, par Indigo777




Why You Should Play Path of Exile (Pourquoi vous devriez jouer à Path of Exile), par Jousis




Dessin de la Rôdeuse, par lolozori




Évasion, par Lumonium




Courage de Daresso, par Miphiston


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La Prodige, par nowand


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FOR BEANS (POUR FAYOTS), par ovogancho




Written Piece (Pièce écrite), par rag100


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Les côtes karuis étaient magnifiques à l'aube. Le soleil, en s'élevant depuis la mer, peignait le ciel de différentes couleurs, qui changeaient encore et encore à mesure qu'il traversait le ciel. Aujourd'hui en particulier, le ciel avait commencé par un rose pâle, suivi d'un rouge écarlate, d’un orange boudeur, et finit par un doux bleu.

Les survivants d'Oriath, Karuis et Oriathéens ensemble, s'affairaient à leurs tâches respectives, tentant de maintenir la cohésion d’une société entièrement nouvelle composée de membres ayant un passé commun compliqué : certains avaient été des esclavagistes, d'autres des esclaves. C'était un nouveau départ, mais les cicatrices allaient rester jusqu'à guérir et devenir peu à peu des lignes, des souvenirs qui allaient façonner le futur en quelques décennies pour un nouveau départ, une nouvelle guerre, un temps au cours duquel les exilés pourraient avoir plus de deux objets à 6 châsses liées, mais c'était une autre histoire. Ce qui importait était d'avoir survécu et de se réjouir de l'union de deux êtres qui s'aimaient.

La Sorcière avait appris à ses spectres à jouer de divers instruments de musique. Comme ils ne respiraient pas et n'avaient même pas de poumons pour le faire, elle s'était contentée de leur faire utiliser des tambours et des maracas. Après quelques semaines d'entraînement, ils étaient devenus un groupe acceptable. Qui aurait cru que les archers de la Rédemptrice auraient l'oreille musicale, du moins, façon de parler ?

Le Duelliste avait été occupé au cours des derniers jours aux côtés de la Rôdeuse et de l'Ombre, tous trois aident à confectionner des décorations. Les trois s'étaient aventurés à l'aube dans la nature non loin afin de cueillir diverses plantes grimpantes en fleur. Puis ils étaient revenus au camp, où les nombreuses admiratrices du Duelliste avaient rapidement noué les plantes à des flèches. Le Duelliste et la Rôdeuse avaient ensuite tiré ces flèches vers les toits des maisons alentours, tandis que l'Ombre avait sauté de toit en toit afin de s'assurer qu'elles étaient correctement plantées. À un moment, le Duelliste avait retiré sa chemise, et de nombreuses femmes et quelques hommes avaient hurlé, comme si un nouveau dieu était venu pour les tuer. Mais en réalité, ils étaient juste en train de s'extasier devant un Duelliste torse nu, sans se rendre compte de la pâmoison de quelques-uns d'entre eux, qui se trouvaient à leurs pieds. La Rôdeuse et l'Ombre avaient tous deux trouvé cela amusant.

Le Templier et le Maraudeur avaient été occupés à consoler les Oriathéens et les Karuis qui souffraient toujours du choc et de la perte de leurs foyer, et du fait d'avoir frôlé la mort deux fois : une fois face à la faim insatiable d'un dieu, une autre face à un homme qui aurait pu tout aussi bien avoir été un dieu. Lorsqu'ils apprirent pour le mariage, le Templier alla s'entretenir avec le couple et fit des préparations en compagnie du Maraudeur afin d'organiser un mariage composé d'éléments à la fois Oriathéens et Karuis. Le Maradeur alla même jusqu'à superviser les préparations culinaire du repas de mariage.

L'Héritière avait aidé un peu tout le monde à droite et à gauche. Elle avait aidé à choisir les chansons que les spectres de la Sorcière allaient jouer, coordonné l'entrelacement et les motifs des décorations végétales confectionnées par le Duelliste, la Rôdeuse et l'Ombre, et avait aidé le Maraudeur et le Templier à peaufiner la cérémonie de mariage, puis en avait expliqué les tenants et aboutissants aux deux futures mariées.

Lorsque Zana, revêtue de sa plus belle armure, s'avança vers l'autel rudimentaire composé d'encens, d'une dague et d'un tonneau rempli d'eau, elle ne pouvait croire que ce jour était enfin arrivé. Et lorsque Jun, dans sa nouvelle armure rutilante, s'avança vers l'autel depuis le côté opposé, leurs deux cœurs se mirent à battre la chamade.

« Zana Caeserius », dit Jun, plongeant le regard dans les yeux de l'exploratrice dont elle était tombée amoureuse, « Je t'ai aimée dès le premier jour où je t'ai rencontrée. Je ne rêvais que d'une chose, pouvoir te parler et t'avouer mes sentiments, mais j'étais liée par mon devoir, tout comme toi. Je devais venger mon akhara, et tu devais sauver le monde. Mais nous n'avons plus à affronter des immortels tout-puissants. Nous pouvons commencer une nouvelle vie, et je veux commencer la mienne avec toi à mes côtés ». En disant cela, Jun prit la dague et s'entailla légèrement le doigt avec. Une goutte de sang perla, et elle la fit tomber dans le tonneau.

« Jun Ortoï », dit Zana, prenant la dague des mains de Jun et croisa le regard de la Maître-cryptologue, la guerrière dont elle était tombée amoureuse, « Lorsque je t'ai rencontrée pour la première fois, je pensais que tu ne me faisait pas confiance, que tu me haïssait même dans une certaine mesure. Mais tu m'as montré que je comptais pour toi, et que tu me faisais confiance. Et je veux que tu saches que je suis prête à remettre ma vie entre tes mains et t'aimer de toute mon âme jusqu'à la fin des temps ». Ayant dit cela, elle s'entailla légèrement le doigt, et une goutte de son sang tomba dans le tonneau.

Le Maraudeur et le Templier amenèrent deux pièces de métal plus incandescentes que le soleil lui-même, et les arrosèrent avec le contenu du tonneau. Lorsque l'eau cessa de grésiller, les pièces de métal étaient enveloppées dans deux pièces de métal qui furent remises à Jun et Zana. Deux dagues jumelles, sans poignées, acérées et mortelles. Elles recevraient des poignées après une année de mariage.

« Je t'offre mon amour, Zana, et je serai tienne, jusqu'à ce que la mort nous sépare, et même après ça », dit Jun en lui donnant sa dague enveloppée dans du tissu. « Je t'offre mon amour, Jun, jusqu'à mon dernier souffle, et s'il y a une vie après celle-là, je t'aimerai dans celle-là aussi », dit Zana en lui donnant sa dague enveloppée dans du tissu.

Les spectres se mirent à jouer « La ballade de Jerra et Romana », l'histoire de deux amantes qui combattirent les cieux eux-même afin de pouvoir être ensemble. La guerrière plongea le regard dans celui de l'exploratrice dont elle était tombée amoureuse, et l'exploratrice regarda en retour la guerrière qu'elle avait lentement apprivoisé, avant de commencer à l'aimer. Elles savaient toutes deux qu'un nouveau défi pouvait apparaître à tout instant. Mais aujourd'hui, la seule chose au monde qui importait pour elles, c'était l'une l'autre.

La Prodige, version ardoise magique, par Romanovic




Piété, par SmokoWITA


Le rêve du Seigneur de guerre, par StellatheSlaya




Gravure sur bois de l’Atlas des Mondes, par TheDireLegend




Dessin d’Oshabi, par TomJArt




Horizons into Battlegrounds (Des horizons aux champs de bataille), par XXIMV


Posté par 
le
Grinding Gear Games
Vraiment sympa les créations. J'adore la pyrogravure. Sacré boulot. Bravo.

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